Des handballeuses pas comme les autres

Le hand loisir c’est de l’inattendu et de l’insolite à tous les étages.

La section loisir avait disparu en début de saison ?

Voilà que la perspective d’un match à Négrepelisse un jeudi soir à 21h00 fait naître un improbable élan d’enthousiasme général !

L’histoire contée par Anne-Laure…

 

 

 

JURASSIC PARK : 2015 LA RESURRECTION

Acte 1 : où sont-ils ?

Septembre 2014 : faute d’un nombre d’individus suffisants, les Dinos disparaissent du club.

Mars/avril 2015 : nous constatons un retour de handballeurs plus ou moins vieillissants sur les parquets qui tentent de passer inaperçus au milieu de jeunes. Certains ex-dinos suivent avec frustration les matchs de leur progéniture dans les tribunes. Des ggggrrrrrrr se font entendre de plus en plus.

Avril 2015 : mail de Négrepelisse, qui souhaite rencontrer notre équipe loisir…
on tente ? Oui on tente.

Julien Le Jeune lance les avis de recherche. Il ose même un sondage via doodle. Quelques jours après l’appel on a une équipe. La date est arrêtée. Le bouche à oreille continue, peu après Pâques (aucun rapport avec les cloches), des œufs insoupçonnés éclosent ici et là. Non ce n’est pas 6, ni 8 personnes qui répondent à l’appel mais 15 voire 18 si on compte les non disponibles.

Euh question ? Pourquoi aller à Négrepelisse jouer un jeudi soir à 21h30 alors qu’on a 2 équipes ? Ah oui pour le repas gratuit.

Acte 2 : la logistique

Jour J. Les Dinos impatients d’en découdre sont en avance à tous les points de rencontre, oui c’est un des aspect de la catégorie, on aime bien compliquer les choses : Saïda est récupérée sur la route qui mène à Cabessut par Anne-Laure, là-bas, Seb prend la voiture qu’il laissera sur le parking navette, Fabie prend la sienne pour la garer à côté du centre de tri de la Poste puisqu’elle ne repasse pas par Cahors, Delphine emmène Isa et Lucas, Ludo fait le trajet aussi avec une voiture pour montrer son peu d’adhérence sur les graviers et la technologie de pointe qui ne fonctionne pas.

Vous suivez ?

Deuxième regroupement au rond-point de « la poste », au grand désespoir de la salsa qui ne peut plus se garer. Retrouvailles avec Gaëlle, Mélissa et Fanny. Stef arrive en se garant au milieu comme d’hab et descend avec le panier du marché transformé en sac de sport (« je ne sais plus où il est! »). Notre GO Julien n’est pas en avance, c’est de notre faute, nous ne sommes pas en retard. Il arrive avec Maryse et Nath. Nos supportrices Anne et Léna sont aussi là.

Et c’est reparti pour le choix des voitures : les sièges enfants sont rangés dans les voitures qui ne partent pas. « Quelqu’un sait où c’est ? » « Ben on se suit ! » ok, Gaëlle et Delphine passent donc par l’autoroute et Julien et Ludo par la voie sans péage.

Arrivée sur place : sacs, ballons, pizza, packs d’eau transparente, eau rouge et eau de houblon, pharmacie et défibrillateur, supporters et joueurs, c’est bon on a tout.

Acte 3 : les frayeurs

Eh mais ils sont jeunes ! Puis…..

Les yeux se voilent de larmes. Les mines sont dégoûtées. Le silence se fait entendre (!). Il est 21h. Un engin de travaux publics est garé dans une des zones du terrain (non le pack n’a pas été encore entamé).

Quelques minutes de suspens avant la délivrance, c’est bon il va être déplacé et le match va pouvoir avoir lieu.

Euh dans quel sens ça se met un short ? C’est quoi ce short ? Mais je n’ai plus que ça moi !

Acte 4 : the ggrrrr moment

C’est parti pour 60 minutes de pur plaisir. On est d’accord, on fait des rot’s rapides, toutes les 5 minutes (non non nous ne doutons pas de notre physique). En défense se succèdent 3/3 puis 4/2 puis individuelle. Gaëlle nous fait des roucoulettes. Saïda, Julien et Mélissa nous gratifient de triples kung-fu. Fanny enchaîne les chabalas et Seb les schwenkers. Nath se jette par terre sur le dos pour propulser Maryse pour 18 secondes de suspension avant la lucarne. Fabie multiplie les 360. Stef nous fait des tirs désaxés et appel pied gauche (elle est gaucherienne). Ludo plante 10 buts à 12 mètres au dessus d’une défense d’au moins 1,99 mètres. Anne-Laure et Lucas redonnent des leçons à Cléôpatre Darleux et Titi Omeyer. Delphine passe-partout et marque à tous les coups. Isa ne joue que de la main gauche parce que de la droite c’est trop facile. 

?? quoi ? Qu’est qu’il y a ? c’est pas parce qu’on est plus âgé, le souffle court et les articulations rouillées que l’on n’a pas le droit de se faire des films !

Pour de vrai ? Une bonne défense 6-0, un excellent turn-over qui nous permettait de respirer tranquillement, une bonne connaissance du hand appliquée avec une grande expérience, ce cocktail nous a permis de venir à bout de ces jeunes et très sympas rouges d’un petit but. Il y a eu de très belles choses, inespérées même quand on sait que certain d’entre nous n’ont pas toucher de ballon depuis plus de 20 ans.

Nos supportrices ont adoré, surtout le passage ou Astérix et Obélix balancent les Romains.

Bref, super ambiance, super match, tout le monde a la banane.

Alors Stef, c’est bien le loisir ?

Acte 5 : le banquet

Certes mais la force des Dinos est de ne jamais s’effondrer avant de laisser la table des victuailles vide. Nos adversaires sont presque partis avant nous. Minuit passé, certaines commencent à penser au boulot qui les attend demain. Aller faut y aller.Fatigués ?

Acte 6 : J+1

Aïe. Pfff. P’tain d’réveil. C’quand le week-end ? Chut pas trop fort, attends pas trop vite, peux plus marcher. J’t'en r’ferai des matchs moi, quelle ânerie….

Acte 7 : J+2

Tout compte fait, les courbatures c’est comme les Dinos à la perspective d’un match, ça se multiplie de jour en jour. Finalement, à J+1, c’était que du bonheur !